32 ème édition du Prix des Droits de l'Homme de la République française: le devoir de Fraternité récompensé

Mardi 10 décembre 2019, la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme a publié le palmarès de son prix des Droits de l'Homme de la République française. cette année les deux thèmes retenus étaient : les jeunes défenseurs des Droits de l'Homme et le devoir de Fraternité.

Une mention spéciale du Prix des Droits de l'Homme 2019, pour le devoir de Fraternité , a été décerné à Tous migrants et l'Anafé.

Le mouvement citoyen "Pas en notre nom Briançon", désormais dénommé "Tous migrants", est né le 5 septembre 2015 pour exprimer une indignation collective face à   l'inaction des politiques devant le drame humanitaire des migrants en Europe , de la Méditerranée jusqu'à Calais. C'est un mouvement pacifiste de sensibilisation et de plaidoyer autour du drame des migrants en Europe . Il agit à la frontière franco-italienne , venant en aide aux migrants en difficulté dans la montagne lorsqu'ils tentent de passer d'Italie en France ,par le col de l'Echelle,  y compris en plein hiver.  Stéphanie Besson (en t-shirt mauve sur la photo) est membre de ce mouvement et a fait partie de la délégation du CCFD-Terre solidaire au Forum Social Migrations internationales de Mexico en novembre 2018.

L'Anafé , Association Nationale  d'Assistance aux Frontières pour les Etrangers , est née en 1989. Elle agit en faveur des droits des étrangers qui se trouvent ou se sont trouvés en difficulté aux frontières ou en zone d'attente (aéroports). L'Anafé est un partenaire du CCFD-terre solidaire.

Tous ceux qui sont engagés auprès des exilés se réjouissent de cette bonne nouvelle et saluent le courage de la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme qui, en récompensant Tous migrants et l'Anafé qui agissent aux frontières , affirme  avec force que venir en aide aux exilés en difficulté - souvent en danger - à nos frontières , relève du devoir de Fraternité qui fait partie de la devise de la République française, et que la solidarité n'est pas un délit.

Est-il besoin de rappeler que le catéchisme de l'Eglise catholique a prévu le refus d'obéissance aux autorités civiles? 

Le citoyen est obligé en conscience de ne pas suivre les prescriptions des autorités civiles quand ces préceptes sont contraires aux exigences de l’ordre moral, aux droits fondamentaux des personnes ou aux enseignements de l’Evangile. Le refus d’obéissance aux autorités civiles, lorsque leurs exigences sont contraires à celles de la conscience droite, trouve sa justification dans la distinction entre le service de Dieu et le service de la communauté politique. « Rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu » (Mt 22, 21). « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Ac, 5, 29)

.Catéchisme de l’Eglise catholique, Pocket, p544, n°2242-

https://www.cncdh.fr/node/2008

https://tousmigrants.weebly.com/nos-missions.html

http://www.anafe.org/

 

 

 

Article publié par Pastorale des migrants • Publié le Mardi 17 décembre 2019 - 17h32 • 552 visites

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